Brassé par tes cheveux, le dernier alizé
embaumé de parfums lentement se dissout.
Ton bras nu sous ma main m’enivre, me rend saoul
de ta peau qui enfin s’est remise à bronzer.
Niché à tes côtés, nous flânons en silence.
Autour de nous les gens, les rues achalandées
de ce quartier fiévreux qu’est Sabana Grande.
Au milieu des badauds, nos deux corps se balancent.
Ici tu m’as manqué, ma brune au corps gracieux.
Ah ! Dis-moi des « je t’aime », embrasse-moi soudain,
glisse donc ton bras nu tout autour de mes reins !
Je veux revoir les feux qui brillaient dans tes yeux
lorsque tu me disais du haut de ta jeunesse
la plus tendre et la plus passionnée des promesses.